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Aux origines médiévales de la Bourgogne
En Bourgogne comme ailleurs, les archives les plus anciennes dont on dispose proviennent des institutions religieuses, séculières et surtout régulières, dont les origines remontent quelquefois au haut Moyen Âge et qui, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, proliférèrent, chaque époque voyant naître de nouveaux types d'établissements sans que nécessairement les anciens disparussent. C'est ainsi qu'à la veille de leur nationalisation ou suppression par la Constituante en novembre 1789, étaient situées sur le territoire de la future Côte-d'Or, jusqu'alors réparti entre les cinq diocèses de Langres, Dijon (démembrement de celui de Langres depuis 1731), Autun, Chalon-sur-Saône et Besançon :
. pour le clergé séculier, un évêché et son chapitre cathédral (Saint-Étienne de Dijon), 12 collégiales (ainsi la Sainte-Chapelle de Dijon ou Saint-Andoche de Saulieu), 20 méparts et familiarités (prêtres-chapelains associés dans la gestion des fondations), près de 700 paroisses ;
. pour le clergé régulier, une centaine d'abbayes, prieurés et couvents, 66 d'hommes (Saint-Bénigne de Dijon, dont le premier document original conservé date de 836, Molesme, Cîteaux ...) et 35 de femmes.
Comprises parmi les biens ecclésiastiques nationalisés, les archives de toutes ces institutions furent, en Côte-d'Or, avant même la promulgation de la loi spécifique du 5 novembre 1790, affectées dès octobre 1790 à chacun des sept districts tout récemment créés. À Dijon, elles formèrent la tête de la section « domaniale » du dépôt des « titres et papiers » attribués par la Nation au district du chef-lieu départemental, dans les combles de l'ex-Palais des États de Bourgogne, d'abord sous l'autorité de Vaillant puis, en avril 1792, sous celle de Jacques Coindé et de son fils Nicolas-Esprit. Mais, six ans plus tard, la loi du 5 brumaire an V (26 octobre 1796) affecta aux archives des départements celles des districts, supprimés en septembre 1795. De l'automne 1796 à l'été 1797, tous les fonds récupérés par les six anciens districts d'Arnay-le-Duc, Beaune, Châtillon-sur-Seine, Is-sur-Tille, Saint-Jean-de-Losne et Semur vinrent donc tant bien que mal se réunir à ceux de l'ex-district de Dijon, accrus des papiers saisis sur les émigrés et gonflant ainsi considérablement la section du dépôt confiée aux Coindé père et fils, qui devint alors véritablement départementale.
Distribués en 1841 entre les séries G (clergé séculier) et H (clergé régulier) des Archives départementales, ces fonds ecclésiastiques occupent actuellement 550 ml de rayonnage dans les magasins du dépôt de la rue Jeannin.
> Consulter quelques cartulaires numérisés de la série H sur le site d'ARTeHIS
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