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Le document du mois de janvier 2012

Une dynastie d'officiers de la chambre : les Morelet.

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir la généalogie armoriée des Morelet.

 

Pièce produite vers 1665-1668 pour appuyer une requête en reprise d'armes anciennes présentée à l'intendant de Bourgogne Claude Bouchu, commis par le roi pour les jugements de noblesse en la province. La reprise fut accordée par lettres patentes du roi en janvier 1669.

Ces armoiries, d'azur à une tête de Maure d'argent liée en diadème de gueules, sont « parlantes », le patronyme familial étant évoqué par la figuration de Maures (ou Mores) : tête liée occupant et le champ de l'écu et le sommet du heaume qui le surmonte, personnages en pied qui lui servent d'encadrement ou de supports héraldiques. La tradition familiale rapportait en effet que Guillaume Morelet, le premier ancêtre cité dans le tableau, avait accompagné Hugues IV, duc de Bourgogne, à la première croisade de saint Louis en 1248, et, après avoir fait prisonnier deux Sarrasins, les avait fait baptiser à Jérusalem. D'où la croix potencée que portent sur leur poitrine les deux Maures, et aussi la couleur même de leur peau, qui, au lieu de sombre ou noire, est claire (gris, figurant l'argent). C'est ce qu'explique la devise héraldique (qui vise l'âme des Maures) : Mutarunt Solymis lustrali fonte colorem (« Ils ont changé de couleur dans l'eau lustrale à Jérusalem »).

D'épée, la noblesse des Morelet devint par la suite d'office et certains de ses membres occupèrent des emplois à la Chambre des comptes de Dijon : Jean (n° VII), maître de 1573 à 1594, son fils Bénigne (n° VIII), auditeur après lui, de 1595 à 1645, Claude, auditeur de 1637 à 1683, son fils Bénigne, qui lui succéda dans cet office de 1683 à 1704, Laurent, auditeur également, de 1668 à 1688, Jacques, maître de 1710 à 1718.

Archives départementales de la Côte-d'Or, 32 F 1575.
Représentation sur parchemin, 42 x 32 cm.

 

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Le document du mois de février 2012

Mont-Saint-Jean

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir le détail d'un plan du château de Mont-Saint-Jean, 20 février 1727.

 

Château, donjon

Détail d'un plan aquarellé

Saint-Pierre, architecte

Dijon, 20 février 1727


Importante dès le début du Xe siècle, la forteresse médiévale de Mont-Saint-Jean, qui devint, au XIe siècle, siège d'une puissante baronnie issue des Vergy, conserva jusque sous l'Ancien Régime l'intégrité de son architecture d'origine, d'où l'intérêt du présent plan. L'enceinte du château enveloppe la totalité d'un plateau long de 230 mètres et large au maximum de 75 mètres. Des tours circulaires (les bases de six d'entre elles subsistent encore), une suite de ponts à bascule, deux portes et un pont-levis protégeaient le donjon, de plan quadrangulaire cantonné de tours rondes peu saillantes.


Archives départementales de la Côte-d'Or, fonds du comté de Charny (entré en 1937, provenant des Archives départementales de Seine-et-OIse, la maison royale de Saint-Cyr ayant acquis le comté en 1779), 15 F 6, plan (91 x 186 cm). Dictionnaire des châteaux de France sous la direction d'Y. Christ. Tome Bourgogne - Nivernais, par F. Vignier, 1980, p. 205-206.


 

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Le document du mois de mars 2012

Photographie du Musibus de Côte-d'Or, s.d. [1980]

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir le Musibus de Côte-d'Or.

 

Musibus : regroupement des animations musicales en milieu scolaire et associatif rural. A fonctionné en Côte-d'Or entre 1980 et 1998.

 

Le Musibus est également un véhicule utilitaire équipé d'une estrade attenante pour animations et concerts en plein air, avec un instrumentarium de percussions, du matériel de construction d'instruments simples, une chaîne HI-FI et un magnétophone, des projecteurs films et diapos, ainsi qu'une bibliothèque et une discothèque de prêt.

 

Le Musibus est ainsi conçu pour assurer des séances d'animation, de diffusion audiovisuelle, de formation musicale, et constitue en même temps un service de prêt à la disposition des collectivités intéressées (écoles, quartiers, M.J.C., groupes du 3ème âge, foyers, etc...).

 

Le Musibus est un outil de travail qui permet un style d'animation souple et frappant, allant de l'information et l'initiation à la formation musicale ; sa mobilité le met au service des plus isolés.

 

Archives départementales de la Côte-d'Or, Fonds Arts Vivants 21, 8 ETP 68.

 

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Le document du mois d'avril 2012

Archives départementales

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir l'affiche de mise en adjudication des travaux d'appropriation de l'ancienne mairie pour l'usage du "Palais des Archives", 7 avril 1834.

 

Archives départementales de la Côte-d'Or, fonds de la préfecture (bâtiments départementaux), 4 N 4/63 (45 x 35 cm).

 

 

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Le document du mois de mai 2012

Heurs et malheurs du suffrage universel

Ce mois-ci nous vous proposons de découvrir les exclusions électorales décrétées sous le Directoire en 1799.

 

Le 12 floréal an 7 (1er mai 1799), cette circulaire confirme les exclusions apportées au suffrage universel, grâce à l'alliance des libéraux et des contre-révolutionnaires qui redoutent par-dessus tout les passions populaires utilisées depuis 1789.
L'exclusion des Françaises, ex-nobles ou non, et de leurs enfants, n'est pas discutée. Malgré leur participation à la vie politique, cette circulaire rappelle que la Constitution de 1795 n'accorde l'exercice d'aucun droit politique aux Françaises et que seuls des droits civils leur sont confirmés. Le Code civil de 1804 entérine cette situation jusqu'en 1944. Elle semble aller de soi pour la majorité des Français. Les conservateurs reprennent en main la société dès 1794 et les Françaises en constituent les principales victimes après les avancées de laïcisation de 1792 (mariage et divorce civils, ...).
L'exclusion des « ex-nobles » concerne les émigrés qui peuvent appartenir à l'armée des princes engagée aux côtés des puissances étrangères contre les armées françaises.

Archives départementales de la Côte-d'Or, L 192, cahier imprimé sur papier.

 

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Le document du mois de juin 2012

Henri IV, roi de France (1589-1610)

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir un passeport signé du roi Henri IV, 7 juin 1595.

 

Passeport signé du roi pour un chanoine de la Sainte-Chapelle voulant regagner Dijon. Au camp de Dijon, 7 juin 1595.

 

Signé le surlendemain de la bataille de Fontaine-Française, alors que Henri IV poursuivait le blocus du château de Dijon, ce sauf-conduit a été délivré à François Bégat, prieur de la Sainte-Chapelle de Dijon, pour lui permettre de quitter Chalon et de rentrer à Dijon sans encombres, avec cinq hommes à cheval. Le 19 juin, F. Bégat fit étape à Beaune, où il était aussi chanoine de la collégiale Notre-Dame. Comme son passeport le prescrivait, il prêta alors devant les échevins serment de fidélité au roi, en termes très précis, s'engageant notamment à "n'avoir aucune ligue, intelligence et association contre le service de Sa Majesté".

 

Archives départementales de la Côte-d'Or, fonds de la justice communale de Dijon, B II 360/54, papier (21 x 30 cm) ; contreseing du secrétaire à la maison du roi, Martin Ruzé (1528-1613).

 

 

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Le document du mois de juillet 2012

Instructions et ordonnance de Philippe le Hardi organisant la chambre sur le modèle parisien

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir les instructions et l'ordonnance de Philippe le Hardi organisant la chambre des comptes sur le modèle parisien, Paris, 11 juillet 1386.

 

Philippe [le Hardi], duc de Bourgogne, comte de Flandre et d'Artois, comte palatin de Bourgogne, seigneur de Salins, comte de Rethel et seigneur de Malines, ratifie et promulgue les « Instructions » mises au point pour sa chambre des comptes de Dijon par Jean Cretey, conseiller du roi de France, et Oudart de Trigny, clerc de la chambre royale des comptes de Paris, experts à ce députés, en concertation avec le chancelier ducal, en matière d'audition des comptes des receveurs et de conservation du domaine de ses duché et comté de Bourgogne, de ses terres de Champagne et des comté de Nevers et baronnie de Donzy, qu'il administre pour son fils aîné, Jean. - L'ordonnance est placée à la suite du texte même des instructions.

 

Grand sceau ducal de cire rouge (fragmentaire ; contre-sceau entier) sur double queue de parchemin et, originellement, quatre petits sceaux sur lacs de parchemin aux jointures des feuillets (un sceau de chaque côté de chacune des deux jointures ; deux seulement subsistent).

 

Archives départementales de la Côte-d'Or, B 1.
Rouleau parchemin (trois feuillets collés bout à bout), 140 x 48 cm. Sceaux (moulages) : Pierre Herbelin.

 

 

 

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Le document du mois d'août 2012

Madame de Sévigné

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir la signature de Madame de Sévigné, sur un document datant du 25 août 1669.

 

Paris, au domicile de Madame de Sévigné, 25 août 1669.

 

Signature M. de Rabutin Chantal sur une procuration pour quittance à Claude Frémiot, président au Parlement de Dijon, d'une somme de 26558 l. 1 s. encaissée pour la marquise sur le prix de vente de la terre de Thoste.

 

Archives départementales de la Côte-d'Or, titres de familles, dossier Frémiot, E 851 (33,5 x 21,5 cm).

 

 

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Le document du mois de septembre 2012

Coup d'épée porté à Simon Bourdeau, pâtissier à Dijon, par Jean Noël

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir un dessin illustrant une enquête criminelle, septembre 1546 et février-mars 1548.

 

Le dessin illustre le dossier concernant l'interrogatoire de Jean Noël, auteur en septembre 1546 d'un coup d'épée porté à Simon Bourdeau, pâtissier à Dijon, et l'enquête menée au moment des faits par la justice municipale.


Cette deuxième déposition des chirurgiens du 9 septembre 1546 montre une justice qui utilise des moyens d'expertise précis fournis par ce qu'il faut bien appeler les professionnels compétents de l'époque.

 

Dossier d'enquête de la justice municipale de Dijon, Archives départementales de la Côte-d'Or, B II 360/36.

 

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Le document du mois d'octobre 2012

Le duc de Bourgogne et l'évêque d'Autun

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir un document scellé du 10 octobre 1360.

 

Traité passé entre le duc de Bourgogne et l'évêque d'Autun réglant un litige concernant "Glanes", Flavigny et l'abbaye de Fontenay.

De part et d'autre de l'encoche triangulaire, la cire, légèrement retenue au papier, reste fragile au mouvement du document.


Sceaux plaqués, fragm. rond Ø 22, 22, 24 mm, cire rouge.

B 404, document scellé, 30 x 26 cm, papier.


 

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Le document du mois de novembre 2012

La protection de la natalité

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir une déclaration de grossesse faite en application de la législation ancienne contre l'avortement et l'infanticide, Dijon, 11 novembre 1732.

 

Pour la tradition chrétienne, la sexualité est une activité suspecte, souvent entachée de luxure, la chasteté est la meilleure voie vers la perfection, et le mariage n'est au fond qu'un pis-aller: «  s'ils ne peuvent se contenir, qu'ils se marient, car il vaut mieux se marier que brûler », a écrit Saint Paul. La doctrine officielle aboutit à condamner non seulement toute activité sexuelle non sanctifiée par le mariage, mais aussi à proscrire toute pratique « contre nature » ayant pour but ou pour conséquence  d'empêcher la procréation, seule justification possible de la sexualité. A plus forte raison combat-on l'avortement et l'infanticide, qui ajoutent au péché de luxure l'attentat contre la vie.
Une doctrine aussi stricte se trouve confrontée aux problèmes  du comportement de la grande masse de la population, voire même des élites sociales et parfois du clergé lui-même. S'il est difficile d'empêcher les pratiques contraceptives discrètes de certains couples, on ne s'est pas privé de livrer à l'opprobre public les femmes que leur sexualité non sanctifiée exposait aux risques de grossesse intempestives et considérées comme scandaleuses. L'avortement et l'infanticide, souvent utilisé pour contrôler la descendance, sont donc des délits fréquents que l'Église combat avec énergie; une ordonnance d'Henri II, bien appliquée sous Henri III, montre que le pouvoir politique royal se croît tenu de lui prêter main-forte. Ces textes sont pris très au sérieux au XVIIIe siècle par les magistrats de Dijon  et cette législation entraîne la prolifération d'actes judiciaires enregistrant les déclarations de grossesse des femmes non mariées. Cette démarche est en général tardive, effectuée quand la femme n'espère plus une délivrance naturelle ou une régularisation de la situation matrimoniale, et que son état devient évident. Les magistrats profitent souvent des moments difficiles de l'accouchement pour interroger les parturientes et obtenir confirmations et précisions. Cette démarche peut être utilisée par les femmes pauvres pour tenter de se faire épouser, ou obtenir une aide pécuniaire des séducteurs. La Révolution supprime ces déclarations jugées humiliantes pour les femmes, sans résoudre le problème des avortements et des infanticides. Ces textes fournissent des indications précieuses sur les moeurs, la sexualité, la natalité illégitime, la société, et ils ont été étudiés par Arlette Farge pour la région parisienne.


Archives départementales de la Côte-d'Or, B II 365.

Fonds de la justice municipale de Dijon.

 

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Le document du mois de décembre 2012

«Emprunt de la libération». On s'inscrit à la Banque d'Alsace et de Lorraine.

Ce mois-ci, nous vous proposons de découvrir une affiche d'Hansi, 1917.

 

Affiche d'Hansi, 1917 ( ?). Imprimeur Lapina, Paris. 79 x 60 cm.

Cette affiche fait partie d'une « collection » de 8 affiches (en langues française et allemande) apposées sur les murs de Strasbourg avant et après le 11 novembre 1918.

 

Archives départementales de la Côte-d'Or, 75 J 69 #.

Fonds Henri Drouot (1886-1955), enseignant en histoire à la faculté des lettres de Dijon.

 

 

 

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